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Aeldrenis

Aeldrenis est la sorcière de la troupe.
Descendante du sang des Vikings quelques siècles après leur ère, elle fait vivre la mémoire de ces gens au travers des histoires que sa famille adoptive lui a contées. Accusée et recherchée pour sorcellerie, elle a dû beaucoup voyager jusqu’à sa rencontre avec la brigade.
De toute son histoire, elle a tiré énormément de connaissances culturelles et linguistiques qu’elle se plaît à partager. Au sein de la brigade, elle s’amuse aujourd’hui à apprendre le langage du combat, parfois ardue à intégrer.
Vous pouvez retrouver Aeldrenis en tant qu'aide de camp sur la plupart de nos ateliers.
Aeldrenis vit le jour au milieu des fjords norvégiens, dans une famille de voyageurs qui lui est toujours restée anonyme. Alors qu’elle était encore trop jeune pour comprendre ne fût-ce que sa langue natale, sa famille fit partie de ceux qui se mirent en quête d'un sol fertile et d'un climat moins hostile. C'est ainsi qu'elle arriva sur les terres du Danemark, sans le savoir encore. Elle y apprit la langue locale et des bases de vieux norrois.Très tôt, on découvrit chez elle un intense attrait pour son environnement, surtout pour la nature. Presque tout ce qui s'approchait d'elle faisait naître dans ses yeux un émerveillement sans nom. Elle était curieuse tantôt des plantes, tantôt des animaux ; elle apprit donc très vite à les reconnaître. Les légendes et récits qu'elle put entendre durant les kvöldvakar sur les dieux, les trolls et autres créatures qui protègent la nature la rendaient admirative. Dès son enfance, Aeldrenis nourrit donc un profond respect pour la nature et les êtres mythiques qui la peuplaient.Aux abords de sa sixième année, sa famille périt d'une maladie qui touchait une grande partie de la population nordique. Elle fut adoptée par la famille Silvhard, une longue lignée connue pour son savoir dans les sciences magiques. Elle y fut traitée comme l'une des leurs et apprit très tôt l'art des rituels magiques. Dans cette famille, elle put apprendre la lecture dans sa langue maternelle et approfondir ses connaissances en vieux norois, ainsi que quelques-unes en latin. Elle se découvrit également une attirance pour les langues et les traditions qui l'entouraient au cours de voyages avec sa famille dans différents coins des territoires sous l'Union de Kalmar. Elle put donc apprendre la culture des Sames, des Kvènes et autres peuples et tribus dont les territoires s'étendaient du sud de la Norvège jusqu'au nord-ouest de la Moscovie en passant par les terres du nord de la Suède. Elle apprit, durant ces voyages, le cyrillique et quelques bases linguistiques en russe.Quand elle eut seize ans, pour leurs pratiques et connaissances païennes qui enflammaient l’imagination de certains membres du clergé, la famille Silvhard dut fuir et se cacher aux quatre coins du monde pour échapper à une mort certaine. Aeldrenis, qui savait à peine manier une arme, s'en tint à emporter une saxe courte et une hache pour seul équipement. Elle passa plusieurs années à voyager, non seulement pour retrouver sa famille adoptive cachée de par le monde mais aussi pour continuer à fuir ceux qui s'en prendraient à elle.Quelques années plus tard, alors qu'elle se mit en quête de retrouver une sœur, elle se rendit en région bretonne. Hélas, la forêt lui étant encore inconnue, elle s'y perdit. Dans sa recherche d’une sortie, elle tomba sur une troupe d'hommes armés. Ne sachant si ces derniers étaient dignes de confiance, elle préféra s'en éloigner ; mais ce fut sans compter sur les aléas de la vie, qui placèrent une branche bien bruyante sous ses pieds, faisant alors sortir Aeldrenis de sa grande discrétion. Bien sûr, les hommes, bien que peut-être un peu saouls pour certains, n'étaient pas sourds. C'est ainsi qu'Aeldrenis, sans avoir trop eu le temps de comprendre son infortune, se retrouva piégée. Les gardes comprirent alors qu'ils n'avaient pas fait prisonnière qu'une simple jeune femme, mais une sorcière. Et pas des moindres, puisque celle-ci venait de la famille Silvhard. Sans plus attendre, ils décidèrent qu'il fallait brûler la menace. Ils érigèrent alors un bûcher, au grand désespoir d'Aeldrenis qui faillit voir sa vie écourtée dans la souffrance par la braise. Elle voyait déjà les flammes des torches la brûler alors que celles-ci étaient encore seulement en train de s'approcher.Plus loin dans la forêt, une troupe de mercenaires avait installé son campement. L'éclaireur et le marchand de la troupe se rendirent compte de la présence d’une installation militaire au cours d’une ronde. Ils pouvaient discerner des bruits d’agitation et décidèrent d'aller jeter un coup d’œil. Dans le meilleur des cas, ils trouveraient certainement un peu de matériel ou quelques épices à subtiliser.C'est dans une ultime prière aux dieux qu'Aeldrenis entendit soudain le son d'épées s'entrechoquant. Quand elle rouvrit les yeux, elle vit que l'homme qui devait embraser le bûcher était à terre, la flamme se tenant loin, tandis que deux inconnus se battaient joyeusement contre les quelques malheureux encore debout. Une fois que les deux mercenaires jugèrent tous leurs ennemis improvisés morts, ils se tournèrent vers la jeune sorcière qui les regarda avec une immense gratitude et un soupçon d'inquiétude. L'un d'eux s'approcha et coupa la corde qui la retenait. Puis il jeta un regard à son partenaire et, en quelques mots qu'Aeldrenis ne comprit pas du fait de la barrière linguistique, ils se mirent d'accord et invitèrent la sorcière à les suivre. Elle en déduisit qu'ils ne devaient pas en vouloir à sa vie puisqu'ils l'avaient sauvée et qu'ils n'avaient pas l'air de vouloir la capturer. Cependant, ne connaissant pas les réelles intentions des présumés sauveurs, elle eut la bêtise de sortir sa saxe, tentant de paraître hostile et dangereuse alors que les deux hommes ramassaient ce qu'ils jugèrent bon de prendre aux vaincus. Elle leur cria en danois de ne pas la sous-estimer et que, malgré les apparences, elle pouvait se défendre. La langue étant incompréhensible pour les mercenaires, ils se contentèrent de la regarder avec toute la quiétude qui ne les avait pas quittés une seule fois depuis leur apparition. Après un court instant, ils éclatèrent de rire et le plus jeune se leva. Il s'approcha rapidement, la désarma en un instant, la plaqua au sol en la menaçant avec la dague avant de planter cette dernière au sol, satisfait d'avoir montré comment on s'en servait. Puis il repartit avec son compagnon qui avait fini sa collecte. Elle les suivit donc en se disant qu'il s'agissait probablement d'une menace et reconnaissant que, face à eux, ses chances de s'en sortir étaient maigres.Elle arriva donc au campement de la troupe, où elle essaya de ne pas trop se faire remarquer. Chose futile puisque certains membres tentèrent de lui parler sans qu'elle ne saisisse un mot. Elle finit par comprendre que les mercenaires ne lui étaient pas hostiles quand elle les vit s'asseoir naturellement et ne strictement rien faire d'elle alors que d'autres essayèrent de lui apprendre leurs prénoms.C'est ainsi qu'Aeldrenis rejoignit la troupe des deux hommes qui l'avaient involontairement sortie d'un destin funèbre et lui apprirent à se défendre contre d'éventuelles nouvelles menaces. Elle y apprit la langue par le biais des plus érudits parmi la brigade du M.A.L, ainsi que le maniement de l'épée bâtarde, le plus souvent avec Gareth et Aristophane, ses deux sauveurs. On peut aussi aisément la trouver auprès de Nerith, avec qui elle aime comploter et s’entraîner que ce soit à l’escrime ou au bâton (de fait, les deux énergumènes se plaisent à se décrire comme “sœurs de bâton”). Au sein de la troupe, elle essaie de se rendre utile par l'utilisation de ses connaissances en sorcellerie, ce qui lui vaut la place de guérisseuse et sorcière de la troupe, et se fait un plaisir de partager ses connaissances linguistiques et culturelles avec quiconque veut bien l'écouter en parler pendant des heures.
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