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Gareth

Gareth est l'éclaireur de la troupe.
Toujours à l’avant-garde, à pied ou à cheval, il manie presque aussi bien le sabre et la dague que l'arc. Pour lui, le choix de l’arme ne dépend que de la distance qui le sépare de ses cibles ; c’est ainsi qu’il se fait archer ou duelliste selon la situation.
Ayant voyagé en Orient, il a ramené d'incroyables connaissances sur l'archerie orientale et occidentale, des arcs et des lames courbes, ainsi que de terrifiantes compétences de combattant.
Vous pouvez retrouver Gareth dans les animations :
- Présentation de l'archerie
- Présentation de l'armement
- Chorégraphies de combat
- Spectacles
C’est dans la famille bourgeoise d’Aenor et Gwenaël Le Gouariguer que Gareth vit le jour. Ce nom venant du breton Gwareger, signifiant archer, le prédisposait peut-être avant même sa naissance au maniement de l’arc.
En tout cas, c’est vers cette pratique que son père le poussa dès son plus jeune âge. En plus de l’apprentissage de la lecture, de l’écriture, du calcul et des bases de l’escrime à l’épée longue, c’est l’usage de l’arc droit que Gareth assimila le mieux, s’inspirant des Anglois si diablement efficaces. En plus de la pratique, il se passionna pour la lecture d’ouvrages sur l’archerie en général, avec une curiosité dévorante pour les textes traitant de l’Orient.
Sa mère, Aenor, avait toujours été portée sur les choses de l’amour, mais c’est la vingtaine de son fils passée qu’elle s’épancha davantage sur son vécu. Elle avoua à Gareth que Gwenaël, bien qu'étant son père, n’était pas son géniteur. Elle avait aimé un autre homme en secret peu avant son mariage, un aubergiste du nom de Delphin.
Gareth commença alors à voir son père différemment, lui trouvant allégrement tous les défauts du monde, son exigence démesurée trônant bien au-dessus du reste. Il ne supportait plus de devoir obéir à cet homme dont le mariage arrangé, malgré la bonne situation apportée, avait arraché à sa mère son amour de jeunesse – et sans doute plus sincère. Perturbé par ces révélations, le jeune homme décida de partir en voyage pour retrouver son vrai père.
Grâce aux indications de sa mère, Gareth trouva l’auberge de ses souvenirs, à l’entrée d’un petit village du nord de la Bretagne. Il y rencontra Delphin, ainsi que sa femme Ode, qui lui apprirent l’existence d’un petit frère né de leur union et parti à l’aventure. Ce fut l’élément déclencheur qui incita le jeune archer à partir lui aussi sur les routes, pour vivre des aventures et peut-être trouver, un jour, son frère qui répondait au nom de Fard.
Gareth mit d’abord le cap vers les contrées qui le passionnaient tant pendant ses lectures. En chemin, il s’attarda en quelques lieux où il put rencontrer de bons archers, notamment dans le royaume de Hongrie, ainsi qu’auprès de Tatars croisés quelques fois après avoir franchi l’Oural. Il finit après un temps qu’il ne sut estimer par atteindre les steppes mongoles. Là-bas, il put rejoindre une horde et partager leur quotidien pendant plusieurs mois. Malgré une compréhension altérée par un écart linguistique, le jeune homme put apprendre à monter à cheval, à tirer d’une manière bien différente de celle pratiquée chez lui, et la fabrication longue et délicate des arcs composites, bien plus élaborés que leurs homologues européens. Cette expérience lui inspira un profond respect du peuple mongol.
Gareth quitta la horde qui l’avait accueilli pour se rendre ensuite en Anatolie. Car si l’on avait écrit sur les talents des Mongols, les Ottomans, eux, avaient rédigé leurs propres traités, d’ailleurs sacrément complexes. Une fois arrivé dans cette contrée fort exotique pour lui, le jeune archer avide de connaissances put rencontrer un maître qui le forma à la base de l’archerie ottomane avec l’arc le plus court qu’il avait jamais vu. Après quelques semaines, Gareth comprit que la pratique de l’arc qu’il commençait tout juste à effleurer prendrait des années à maîtriser. Bien qu’étant séduit par cet amour d’une archerie complexe et méticuleuse, et admiratif des archers ottomans, il décida de quitter le pays. Comme souvenir, il emporta armes et armures ottomanes et perses pour compléter l'attirail qu'il s'était constitué en Mongolie.
La route pour rentrer en Bretagne fut longue. Et c’est vers la forêt de Brocéliande que Gareth entendit parler d’une troupe de mercenaires au sein de laquelle, semblait-il, se trouvait un combattant lui faisant penser à la description que son père – le vrai – lui avait faite de son frère cadet. Il la parcourut et finit par tomber sur un campement dans lequel il tenta de voler une miche de pain bien alléchante après avoir longuement marché. Il se fit prendre et faillit devoir se battre, mais eut la chance de reconnaître son frère et de pouvoir désamorcer le conflit.
Au sein de la troupe, qu’il intégra rapidement, Gareth reprit les bases de l’épée longue avec Fard, qui en usait bien mieux que les instructeurs trop gentilshommes qu’il avait eus plus jeune. Ensuite, c’est avec Aristophane, le marchand, qu’il s’entraîna au sabre car, par un heureux hasard, un de ses nombreux voyages l’avait mené à acquérir une lame de ce genre auprès d’un chef de guerre turc. Plus important, Gareth devint l’apprenti de l’archer de la troupe, Edwin. Enfin, ça, c’était la version officielle, car le groupe s’était rendu compte que c’était bien Gareth qui se démarquait par son adresse au tir.
Le jeune archer avait trouvé une famille qui lui convenait. Une famille bien incongrue, hétéroclite et animée, mais avec laquelle il entendait bien faire route longtemps.
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