Barthelemy

Barthelemy est un des combattants de la troupe.

Ce grand gaillard à l'air pataud, rustre et calme pourrait sembler inoffensif si l'on oubliait l'espace d'un instant, l'énorme épée qu'il maintient fermement! Malgré son manque de conversation, son dynamisme hyperactif et sa bonne volonté sont des atouts flagrants pour l'équipe qui a tendance à se reposer ses lauriers!

Vous pouvez retrouver Barthelemy dans ses animations :

- Présentation de l'armement

- Spectacle

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Je me nomme Barthélémy, je suis né et j’ai grandi dans les faubourgs du duché de Guérande.

J’ai grandi en récoltant le sel, dans l’exploitation saline dont était propriétaire mon père, depuis plusieurs générations, m’a-t-il dit. Mon père était un homme respecté. Sans être riches ni nobles, nous ne vivions pas dans la misère. Je ne connais pas beaucoup l’histoire de ma famille, mais je sais que mes ancêtres ont longtemps été vilains du Duc de Guérande. Le sel était une denrée précieuse, nous avons ainsi pu bénéficier de la protection du Duc.

Je n’ai pas reçu d’éducation religieuse ni militaire, mais j’ai montré très tôt un intérêt pour le combat à l’épée, et c’est auprès des gardes qui patrouillaient régulièrement aux abords de l’exploitation que j’ai pu apprendre petit à petit à manier cette arme. Mes parents étaient bons, et m’ont autorisé à m’absenter chaque semaine pour m’entraîner auprès d’un garde avec lequel j’ai sympathisé. Je crois que mes parents se sentaient rassurés de me savoir capable de les protéger. Tous les salins de la région étaient fréquemment pris pour cible par des brigands, souvent peu entraînés, mais cependant armés et dangereux: Il me fallait m’équiper pour nous défendre.

Je me souviens d’une nuit, peu avant le chant du coq, je terminais de préparer une cargaison de sel brut qui devait partir pour Saint-Nazaire dans la journée, quand j’ai entendu des hurlements de douleur venant de dehors. Le garde en faction cette nuit, le même qui m’apprenait à me battre, venait de défaire deux brigands armés de couteaux, qui avaient tenté de s’introduire dans nos granges. J’ai sauté sur l’occasion. Ni une ni deux, j’ai jeté deux grosses poignées de sel brut dans une bourse, et je l’ai troquée contre l’épée du garde, qui n’aura qu’à prétendre l’avoir perdue lors du combat. J’ai ainsi fait l’acquisition d’une imposante épée à deux mains, que je n’ai plus quitté depuis.

Cette acquisition pouvant sembler insignifiante a pourtant marqué un tournant dans ma vie. J’ai réussi à participer à de nombreux convois pour acheminer le sel là où nous le vendions. Cela me plaisait. Tout ce qui pouvait me sortir de la routine de laquelle j’étais prisonnier me faisait du bien. Finalement, je ne m’étais alors jamais autant senti en vie qu’en arpentant les sentiers, lame sur l’épaule, prêt à défendre la cargaison que j’escorte.

A la mort de mon père, c’est mon frère aîné qui hérita de l’exploitation familiale. Je ne l’appréciais pas particulièrement, j’ai alors pris ma décision, il était temps de changer de vie. Je pris quelques affaires, mon épée, et je pris la route. Sans trop savoir ce que je cherchais, j’allais de bourg en bourg, profitant de l’hospitalité de quiconque m’offrit le logis, proposant mes services contre récompense, comme cette fois où j’ai été payé pour débarrasser une petite bourgade d’un groupe de voleurs qui y sévissait et que personne n’arrivait à arrêter. Sans m’en rendre compte, j’étais devenu un mercenaire. De temps en temps je rencontrais des anciens soldats ou voyageurs, qui acceptaient de me compter leurs aventures et de m’enseigner quelques techniques de combat.

L’hiver approchait. Il me fallait vite trouver de quoi résister au froid et à la pluie, voire même un logis pour passer la saison, sans quoi je succomberai à une mort certaine. Je marchais alors depuis quelques jours en lisière d’un bois, d’un pas lourd et nonchalant. J’étais exténué et affamé, je ne sentais même plus mes pieds, j’avais épuisé mes réserves de vivres et n’avait pas trouvé le moindre village depuis bien trop longtemps. Je commençais à regretter ce choix de vie. Mercenaire solitaire, avec le peu d’expérience que j’avais? Encore une fois, j’ai agi sur un coup de tête… C’est ce que me disait souvent mon père, déjà enfant, je ne savais tenir en place...

Je me perdais alors dans mes souvenirs quand je fis une étrange rencontre: un homme, vêtu comme un soldat, mais pas comme ceux que je connaissais, mourant, du sang coulant à flots de sa cuisse droite, couché dans des feuillages. “C’est sûrement un piège”, me dis-je, ainsi je me cacha dans des buissons qui se trouvaient à quelques pas, ne souhaitant pas me faire avoir par un bête appât, mais souhaitant quand même récupérer l’équipement de cet homme, et surtout ses vêtements, qui semblaient fort chauds. Après tout, si je ne les récupère pas, quelqu’un d’autre le fera. J’attendis longtemps, guettant d’éventuels brigands embusqués, mais rien ne se passa. C’est là que je vis au loin, plusieurs personnes approcher. A ce moment, j’ai eu peur de perdre ma trouvaille, et me jeta sur le cadavre de l’inconnu pour ramasser tout ce que je pouvais. J’enfila en vitesse son gambison qui m’allait à la perfection, me vêtis de sa capuche, et en sortant des fourrés, je tomba nez à nez avec une troupe de voyageurs.

“La bonne journée voyageur!” Me jetèrent quasi simultanément deux d’entre eux, alors que je passais sous le regard inquisiteur d’une femme, pas bien grande, aux yeux d’or comme les loups et aux oreilles pointues. Celle-là, mieux vaut ne pas lui chercher des ennuis. Ne sachant trop quoi faire, et guidé par un instinct opportuniste, j’ai commencé à les suivre de loin en me disant alors qu’ils savent certainement mieux que moi où ils allaient! Après quelques temps à marcher dans leurs pas, un membre de cette troupe aux cheveux longs, avec une drôle d’allure, se retourna, la main posée sur le pommeau de son épée encore au fourreau.

Je suis courageux, mais pas fou. Si j’ai pensé sur le coup pouvoir tenir tête à cet homme, je ne voulais pas provoquer le courroux de cette femme aux oreilles pointues. A peine ai-je eu le temps de baisser ma garde pour indiquer à cet homme que je ne cherchais pas le conflit qu’il brandissa sa lame en direction de ma gorge. Les lames chantaient alors que je luttais pour bloquer les assauts incessants du guerrier. Alors que les autres voyageurs plus loin semblaient que les choses se passent. Cette femme qui semblait être la cheffe de cette compagnie se mis à hurler : “Fard! Demande-lui ce qu’il veut avant de le tuer!”.

S’en suit des discussions avec Fard puis le reste de la compagnie, que je ne saurais raconter ni expliquer. Ce qui est sûr, c’est que, par quelque miracle, cet évènement m’ouvrit les portes de cette brigade de mercenaires. Je parcours depuis les sentiers à leurs côtés. Aujourd’hui, je suis un fier guerrier, et j’ai toujours autant peur de Lith, la Capitaine.

Ce récit vous contant mon histoire fût écrit par un ami érudit, moi-même ne sachant ni lire ni écrire...





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