Alek

Alek est le chasseur de la troupe.

Savoir chasser, poser des collets ou simplement faire du feu sont des qualités indispensables pour partir à l'aventure. Pouvant survivre dans n'importe quelle conditions et toujours prêt à s'extasier sur la beauté de la nature, à aider la troupe et à partager ses connaissances, il à deux rôles primordiaux : apprendre l'art de la survie au public ... et que la compagnie ne meure pas de froid et mange à sa faim.

Vous pouvez retrouver Alek AR CHASEER dans ses animations :

- Chasse et survie

- Spectacle

Cliquez ici pour en savoir plus sur l'histoire d'Alek


ALEK AR CHASEER Troisième enfant d’un couple de chasseurs, j’ai vécu une enfance relativement heureuse auprès des miens. Mon père m’emmenait avec lui à la chasse depuis mon plus jeune âge, m’apprenant toutes les ficelles du métier. Ma mère, quant à elle, restait à la maison pour s’occuper de mon petit frère de cinq ans mon cadet. Étant de constitution fragile, il devait rester à la maison. Mon frère aîné ainsi que ma grande sœur étaient récemment partis de la maison afin de mener leur propre vie. Nous avions beau être une famille soudée, il n’empêche que nous n’avions plus de nouvelles d’eux suite à leur départ. Résultat, nos parents reportèrent tout leur amour sur mon petit frère et moi, nous le leur rendions bien d’ailleurs. Nous n’étions pas vraiment riches, mais nous nous en sortions bien tout de même grâce à la vente de nos produits de chasse. En tout cas, j’ai toujours mangé à ma faim, ce qui, à cette époque, n’était pas donné à tout le monde. Cette période heureuse pris fin lors de ma treizième année. Ce jour marqua le début de mon histoire. J’étais parti chasser avec mon père très tôt ce matin-là. Nous avions décidé de prendre du petit gibier comme des lièvres ou des perdrix. Pour gagner du temps, mon paternel me donna les collets et me chargea de les disposer dans différents coins de la forêt, pendant qu’il se chargeait des volatiles avec sa fronde. Cela ne me posait aucun problème, j’avais l’habitude. Je m’exécutai donc à repérer les lieux de passage de mes proies. J’en étais à mon cinquième ou sixième collet lorsque j’eus l’idée stupide de me rendre dans une partie de la forêt que je connaissais moins. Elle semblait parfaite pour maximiser mes chances de revenir avec du bon gibier. Sans réfléchir, je m’y suis rendu, sans prendre garde à la brume matinale qui s’élevait petit à petit autour de moi. Au bout de quelques minutes, je me suis redressé, l’oreille aux aguets. Je me sentais observé et cela ne me plaisait guère. Soudain je les vis… une meute de loups ! Ils avaient flairé mon odeur et commençaient à se rapprocher dangereusement de moi. A part mon pauvre couteau de chasse, je n’avais rien pour me défendre. La seule solution qui me restait était la fuite. Ni une, ni deux, je pris mes jambes à mon cou. Poursuivi par les bêtes, je ne prêtais pas attention à mon environnement, les branches me griffant le visage, les pierres me faisant trébucher… je perdais du terrain et sentais ma dernière heure venir. Mais le destin en décida autrement. Avec la brume, je n’avais pas vu que je me dirigeais droit vers une falaise. Et ce qui devait arriver arriva : mon pied se déroba sous moi, et je tombai alors dans le vide dans un long hurlement… avant d’atterrir dans un lac. Le choc avec la surface de l’eau fut tellement violent que je perdis immédiatement connaissance. Je me réveillai quelques heures plus tard, à moitié sur la berge, sans savoir par quel moyen j’y étais parvenu. La nuit tombait et je grelottais dans mes vêtements trempés. Connaissant les prédateurs de la forêt, je décidai de faire du feu afin de les éloigner et de me sécher. J’étais épuisé, le froid et la fatigue ainsi que mon sentiment de solitude me firent verser quelques larmes. Qu’allaient penser mes parents ? Il fallait que je les retrouve ! Mais comment ? Je ne savais même pas où j’étais et il faisait nuit noire. Hors de question d’y aller maintenant, c’était trop dangereux. Je me créais un abri de fortune et attendit le lendemain matin pour me trouver à manger ainsi que mon chemin. J’avais, avant cela, taillé une lance de fortune au cas où les loups me retrouvent. Après une semaine de recherche infructueuse, je m’étais fait une raison. Ne croisant personne, je me doutais que les recherches pour me retrouver avaient été abandonnées. Je séjournai deux bonnes semaines dans cette forêt avant de réfléchir pleinement à ma situation. J’avais treize ans, bientôt quatorze, donc presque un adulte. Je pensais que ma vie n’allait être composée que de journées de chasse avec mon père, puis partir de chez moi pour me marier et devenir chasseur-pisteur à mon tour. M’enfermer dans un quotidien banal et ennuyeux pour le reste de mes jours. Or, j’avais toujours rêvé d’aventures exaltantes, découvrir des nouveaux lieux tous les jours, devenir connu dans tout le pays pour mes exploits ! Je réalisais alors que le destin ou je-ne-sais-quoi, m’offrait une chance de réaliser mon rêve de changer de vie ! Je me devais de la saisir ! Je décidais donc de marcher toujours tout droit, à travers la forêt jusqu’à ce que j’arrive à l’orée. A partir de là, je me mettrai en quête d’une ville ou d’un village afin d’y vendre mes prises et m’acheter des armes puis partir vivre le début de mes aventures. On devait me croire mort par chez moi, autant ne jamais y revenir. Je mis presque deux semaines à sortir de cette maudite forêt ! Puis trois jours pour rejoindre un village. Je n’eus aucun mal à vendre mes prises et mes peaux à un bon prix. Après avoir acheté un couteau de chasse de qualité, une fronde et une ceinture garnie de sacoches ainsi qu’un poignard à glisser dans ma botte, je décidai d’entamer mon long voyage vers l’aventure. Pendant douze ans, j’ai arpenté le pays, écumant les tavernes afin d’y trouver des informations sur les bêtes à tuer. Je m’étais spécialisé dans la mise à mort des prédateur qui terrorisaient la population. Un jour, j’eus le malheur de tomber sur une sorcière. Contrairement aux croyances, elle était dotée d’une infinie beauté et d’une grâce sans égal. J’en tombai immédiatement amoureux. Je m’attardais alors dans la région, enchaînant les contrats les plus dangereux dans le but de l’impressionner par mon courage et ma renommée. Mais mes tentatives restaient sans succès. Elle repoussait à chaque fois mes avances. Désespéré, je tentai une dernière fois de l’impressionner en tuant un redoutable ours vivant dans la forêt, non loin de la demeure de ma dulcinée. Quelle ne fut pas mon erreur… lorsqu’elle vit la peau de l’ours à ses pieds, elle entra dans une fureur monstrueuse. Cet ours n’était rien d’autre que son animal familier qui vivait en liberté autour de chez elle… Pour me punir, elle me lança une malédiction. J’allais vivre éternellement, sans pouvoir mourir de vieillesse, ni avoir d’enfants pour assurer la continuité de mon nom. La seule façon pour moi de passer dans l’autre monde serait que quelqu’un me tue dans un combat. En attendant, j’étais condamné à voir mes amis vieillir et mourir autour de moi au fil des ans, sans possibilité de les suivre. Depuis, je cherche à faire pénitence en continuant mon métier de chasseur-pisteur, tentant par tous les moyens de briser ma malédiction afin de pouvoir retrouver un jour ma famille et mes amis dans l’autre monde. Mon nom est Alek Ar Chaseer et ceci est mon histoire.





logo_medievart3.png

- Design by Art'Box -

Médiév'art, association loi 1901 à but non lucratif

- SIRET 83281962700015 -

Siège : 31d Rue Mirabeau App 108 35000 Rennes

  • facebook